Biographie

Repêché par les Red Wings de Detroit en 1970

Repêché par les Red Wings de Detroit en 1970

 

Voyageurs de la Nouvelle-Écosse

Plus confiant en ses moyens, Yvon a brillé dans l'uniforme des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, qui étaient l'équipe école du Canadien dans la Ligue américaine.

 

Yvon Lambert s'est taillé une place chez le Canadien

Yvon a aidé le Canadien à gagner la coupe Stanley quatre saisons de suite (1976 à 1979).

 

Yvon Lambert avec les Sabres de Buffalo

En 1981, il a été sélectionné au repêchage intraligue par les Sabres de Buffalo

BIOGRAPHIE

La carrière qu'a connue Yvon Lambert est un très bon exemple que l'alliage motivation-travail peut mener loin.

Il était en âge pour jouer dans la catégorie bantam (14-15 ans) quand il a chaussé une paire de patins pour la première fois. Mais malgré l'apprentissage tardif des techniques de patinage, à 19 ans il était proclamé recrue par excellence dans la Ligue junior A du Québec ! Dans l'uniforme des Rangers de Drummondville, il marqua 29 buts et récolta 37 mentions d'aide pour 66 points.

La saison suivante, Yvon s'est affirmé comme l'un des meilleurs attaquants de ces mêmes Rangers, réussissant 50 buts (en 52 matchs) et totalisant 101 points. Les Rangers faisaient partie de la Ligue junior majeure du Québec, qui était née de la fusion de la Ligue junior A du Québec et de la Ligue métropolitaine junior A.
« C'est au cours de cette deuxième saison à Drummondville que je me suis mis dans la tête de faire carrière au hockey », affirme Lambert.

Son amour du hockey, beaucoup d'archarnement au travail et un entretien avec Maurice Filion, ont mené à cette décision qui l'a conduit à une brillante carrière et qui l'a guidé dans la vie.

« Tout en soulignant que je travaillais toujours très fort, Maurice Filion (il était le directeur général des Rangers de Drummondville) m'a dit que je devais être plus discipliné, de façon générale, pour améliorer mes chances aux yeux des recruteurs, qui, m'a-t-il dit, étaient nombreux à venir me voir jouer », raconte aussi Lambert.

Maurice Filion a toujours été très respecté dans le monde du hockey. En 1970 il est devenu le patron des Remparts de Québec, pour ensuite devenir le directeur général des Nordiques de Québec.

Yvon Lambert a bien saisi les recommandations de Filion, et encore aujourd'hui il se fait un plaisir de rappeler à quel point il a été sage de les suivre.

 

Quatre coupes Stanley

Repêché par les Red Wings de Detroit en 1970, Yvon s'est retrouvé dans l'organisation du Canadien de Montréal l'année suivante, les Red Wings l'ayant libéré. Sur le coup, il a mal encaissé ce changement inattendu, parce qu'il était convaincu qu'il n'arriverait pas à se tailler une place dans l'équipe montréalaise, qui à l'époque regorgeait de talent.

« C'était après une saison passée avec les Flags de Port Huron (Ligue internationale) où nous avions remporté la coupe Turner (emblème du championnat des séries éliminatoires) », explique Lambert. Les Red Wings avaient une formation vieillissante. Des étoiles comme Gordie Howe et Alex Delvecchio étaient en fin de carrière, ce qui donnait espoir aux jeunes de l'organisation.

« Donc après cette belle saison à Port Huron (Yvon marqua 23 buts en 65 rencontres), Ned Harkness, qui était l'entraîneur des Red Wings, m'a dit de me tenir en forme parce que j'avais de bonnes chances de mériter une place avec eux la saison suivante. »

Yvon Lambert en action« Mais au mois d'août, j'apprends que le Canadien a retenu mes services. Je l'ai appris par les journaux. Le premier jour du camp d'entraînement, au Forum de Montréal, je constate qu'il y avait environ 80 joueurs, et je me retrouve au milieu des Henri Richard, Yvan Cournoyer, Serge Savard, Jacques Lemaire et Larry Robinson. Ouf ! Je me sentais bien petit. »

Mais Yvon s'est retroussé les manches. « J'ai été un des derniers joueurs retranchés au camp du Canadien, ce qui m'a fait croire que j'avais une meilleure chance que je le croyais de faire le saut avec l'équipe. »

Plus confiant en ses moyens, Yvon a brillé dans l'uniforme des Voyageurs de la Nouvelle-Écosse, qui étaient l'équipe école du Canadien dans la Ligue américaine.

En 1972-1973, sa deuxième saison avec les Voyageurs, il a remporté le championnat des marqueurs du circuit avec 52 buts et 52 assistances pour 104 points. Au cours de cette même saison, il a été rappelé par le Canadien. « C'était en décembre, relate Lambert. L'équipe commençait à Pittsburgh une série de cinq matchs à l'extérieur. Scotty Bowman m'a envoyé une fois dans la mêlée aux côtés de Guy Lafleur et Marc Tardif, et je suis ensuite retourné avec les Voyageurs. »

Yvon ne perdait rien pour attendre cependant. Il s'est taillé une place chez le Canadien la saison suivante, et en 1974-1975 il a enfilé 32 buts.

Stimulé par ces succès, et ne ménageant aucun effort pour conserver sa place au sein de l'équipe - « entouré que j'étais de tant de joueurs vedettes, j'ai appris qu'il était important de toujours travailler fort dans les séances d'entraînement », souligne encore Yvon - il a aidé le Canadien à gagner la coupe Stanley quatre saisons de suite (1976 à 1979).

En neuf saisons à Montréal, il a inscrit 206 buts et 273 mentions d'aide pour 479 points, en 683 matchs de calendriers réguliers. Pour ce qui est des séries éliminatoires, en 90 affrontements il a réussi 27 buts et obtenu 22 assistances pour 49 points.

En 1981, il a été sélectionné au repêchage intraligue par les Sabres de Buffalo, avec lesquels il a retrouvé Scotty Bowman. Il devait passer les saisons 1982-1983 et 1983-1984 avec les Americans de Rochester, équipe école des Sabres dans la Ligue américaine, avant de mettre un terme à sa carrière.

Avec les Americans il a vécu une autre conquête, celle de la coupe Calder, symbole de la suprématie en séries éliminatoires, en 1983.

Questions

- Pour les amateurs de hockey contemporains qui ne t'ont pas vu jouer, comment te décrirais-tu comme joueur ?

 

Yvon : « Je dirais que mon style s'apparente à celui de Tomas Holmstrom, des Red Wings de Detroit, ou de Rob Niedermayer, des Devils du New Jersey. Ils sont de bons marqueurs qui travaillent sans relâche. »

 

- Quelles équipes aimais-tu particulièrement affronter ?

 

Yvon : « Boston, Philadelphie, Detroit, Pittsburgh et Chicago, parce que l'intensité était grande. Il fallait être toujours prêt à ce que ce soit dur physiquement. »

 

- Y a-t-il une équipe que tu détestait affronter ?

 

Yvon : « Toronto à cause de la rivalité qui a toujours existé entre nous et les Maple Leafs. »

 

- Quel rival t'a particulièrement donné du fil à retordre ?

 

Yvon : « Denis Potvin (défenseur étoile des Islanders de New York dans les années 1970), parce qu'il jouait dur. C"est lui qui me faisait le plus mal. »

 

 

 

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